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(mis à jour vendredi 20 avril 2007 à 21:06)

23/12/2007

23/12/07 - 07:04

23 décembre 1793: le désastre de Savenay!

Alors que la plupart des gens s'abrutissent dans les préparatifs d'une fête de NOEL envisagée uniquement sous l'angle matérialiste du repas et des cadeaux... rappelons en ce 23 décembre le martyre de l' ARMEE CATHOLIQUE et ROYALE...

La bataille de Savenay fut la dernière bataille de la "Virée de Galerne" (et marqua la fin d'une épopée héroïque qui avait trembler la révolution) par l'anéantissement de l'armée catholique et royale.
Après une sévère défaite à la bataille du Mans (12 décembre 1793), quelques milliers de Vendéens s'enfuirent vers Laval, dans l'espoir de traverser Loire, pour retourner en Vendée. Devant l'absence de bateaux, le passage s'avéra impossible à Ancenis.
Les Vendéens construisirent alors des barques et environ 4 000 personnes, dont La Rochejacquelein et Stofflet, parvinrent à traverser avant l'arrivée de navires républicains, qui interrompirent le passage. L'arrière-garde vendéenne, bloquée au nord de la Loire, tenta de trouver une autre issue et se rendit vers Savenay, près de Nantes.
La petite ville fut prise par les Vendéens au matin du 22 décembre, presque sans combats,
le brouillard et les brûmes firent leur apparition dans l'après-midi et les Républicains se virent forcés de différer leur attaque et de maintenir leurs positions alors que, mis à part quelques chemins au sud de la ville, les Vendéens étaient presque totalement encerclés.

La bataille s'engagea à l'aube du 23 décembre et dura jusqu'à 14h. Je n'en rappelerai pas les phases et l'atrocité...

Après la bataille, la cavalerie républicaine commandée par Marceau et Westermann se lança à la poursuite des Vendéens, fouillant les villages voisins et les campagnes des environs, tuant ou capturant les trainards: fusillades immédiates, poursuites et massacres dans la campagne (il y eut des réchappés toutefois)… Les prisonniers (essentiellement des emmes et des enfants), envoyés à Nantes, furent sauvagement exterminés par Carrier.

Le général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », écrivit au Comité de salut public une lettre restée célèbre :
« Citoyens républicains, il n'y a plus de Vendée ! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé ...les routes sont semées de cadavres. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. [...] Nous ne faisons pas de prisonniers, Il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n'est pas révolutionnaire. »

Si la bataille marqua la fin de la Virée de Galerne et mit définitivement fin à la menace que représentait la Vendée pour la République, la guerre toutefois ne s'arrêta pas là: les combats se poursuivirent en Vendée. Le généralissime de l'Armée de l'Ouest, Marceau, outré par le comportement de ses soldats, demanda sa mutation et fut un temps remplacé par Kléber, jusqu'à ce que ce dernier soit à son tour muté en faveur de Turreau. Les combats qui s'ensuivront entre les Vendéens et les colonnes infernales républicaines prendront finalement la forme d'une guérilla.

commentaires

23/12/07 - 07:16

23/12/07 - 07:17

C'est tout à fait interessant.

23/12/07 - 11:24

Aucun doute, la Révolution, c'esr le Mal absolu. Et la République aussi, tant qu'à faire.

23/12/07 - 11:54

ça n'à rien à voir...
Il est question de crimes commis durant une époque donnée, et c'est tout.

27/12/07 - 12:55

Ben si, il me semble que cela a au contraire beaucoup à voir: la révolution engendre la république, elles se nourissent toutes deux de crimes, de mensonges, de sang... la révolution française est mère de toutes les atrocités du XIXème et du XXème siècle dans le monde entier: la logique révolutionnaire de 1789 conduit à 1793 et à Staline aussi bien qu'à Hittler... C'est tout un!

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